Les crampes musculaires sont attribuées à diverses causes, souvent insuffisantes pour en expliquer pleinement l’apparition. Parmi les plus courantes, on trouve la déshydratation, un déficit en sodium, en calcium, en vitamine D, en magnésium, en potassium, ou encore une altération de la circulation sanguine due à l’athérosclérose, aux veines variqueuses, ainsi qu’à d’autres troubles vasculaires.
Cependant, cette théorie présente une incohérence évidente : si la crampe était due à un déficit systémique, on s’attendrait à ce qu’elle touche plusieurs muscles simultanément et non un seul. Et pourquoi apparaîtrait-elle à un moment donné pour ensuite disparaître complètement ?
En revanche, dans certains cas liés à des troubles circulatoires ou neurologiques locaux, notamment lorsque les crampes sont récurrentes, l’explication semble plus plausible.
La physiologie spéciale des 5 Lois Biologiques propose une lecture plus cohérente et précise. La crampe représente un court épisode aigu, appelé sympathicotonie aiguë (SA), caractérisé par une activation neurologique accompagnée d’une réponse motrice, qui se manifeste sous forme de spasme tonique. Elle survient après une phase vagotonique A de réparation, consécutive à la résolution d’un ressenti spécifique.
Il s’agit d’un retour bref mais intense à la phase active sympathicotonique, non plus déclenché par le choc biologique ou par un rail émotionnel (un rappel sensoriel de la situation initiale), mais faisant partie intégrante du processus de réparation. C’est une réponse automatique et transitoire, souvent plus intense que la phase active initiale.
La perception biologique à l’origine du processus qui mène à la crampe est généralement liée à un ressenti d’inadéquation par rapport à la fonction du muscle concerné : la sensation de ne pas être à la hauteur, de manquer de force ou de capacité pour accomplir un certain mouvement, etc.
Par exemple, une crampe aux ischio-jambiers (groupe musculaire situé à l’arrière de la cuisse) peut découler de la perception, même symbolique, d’avoir finalement réussi à repousser, à donner un coup de pied, après s’être senti inadéquat, à quelqu’un ou à quelque chose — mais où une personne est toujours impliquée.
Pour une compréhension plus fine du processus, il est également important de prendre en compte la véritable latéralité, c’est-à-dire celle déterminée par le test d’applaudissement.
Solutions face aux crampes
Une crampe dure en moyenne entre 20 et 40 secondes, sauf en cas d’intensification de l’angoisse, ce qui peut la prolonger. Apprendre à rester calme et à compter jusqu’à sa disparition, sans forcer le muscle, peut être très utile, même si ce n’est pas toujours évident. Il est important de ne pas chercher à l’étirer, afin d’éviter d’amplifier la réponse contractile, liée à l’hyperactivité du contrôle moteur et aux réflexes spinaux.
Si les crampes surviennent fréquemment, il est utile d’examiner et de travailler sur la perception qui a déclenché la phase active (FA) sympathicotonique. De plus, comme mentionné précédemment, le soutien avec du magnésium, des oligo-éléments et d’autres micronutriments n’a pas de fonction préventive, mais peut néanmoins être bénéfique pour favoriser la récupération optimale du muscle fatigué.