Un patient me dit : « J’ai un gros rhume, c’est probablement à cause de la climatisation. »
Je lui demande : « Chaque fois que tu allumes la climatisation, tu t’enrhumes ? » Il répond : « Non. »
Alors j’ajoute : « Et cela concerne-t-il une seule narine ? »

C’est intéressant.

En réalité, comme tout animal, quand nous flairons un danger au coin de la rue, qui nous maintient dans un état d’anxiété envers l’avenir, peut émerger un ressenti inconscient du type : « Cette odeur ne me dit rien de bon. »

À ce moment-là, les muqueuses nasales augmentent leur capacité à percevoir les odeurs, pour mieux détecter le risque possible.

Quand nous nous détendons finalement et que le danger n’est plus perçu, les muqueuses entrent en phase de réparation : d’abord la sensation de nez bouché, puis, après quelques éternuements, le nez commence à couler.

Ceci est valable si le mucus est transparent. Dans ce cas, la latéralité entre aussi en jeu, qui détermine quelle narine est impliquée :

  • pour un droitier, les perceptions liées à la mère, l’enfant ou les animaux se reflètent à gauche,
  • tandis que celles liées au père, partenaire, collègues ou amis se reflètent à droite.

Si par contre le mucus était jaune, le ressenti inconscient serait plutôt lié à la nécessité de vérifier si un aliment est avarié ou si la situation représente un danger pour moi.

Donc ce n’est pas la climatisation, ni le froid, ni encore moins le rhinovirus (s’il existe, souvent confondu avec les vésicules exosomiales, c’est-à-dire des débris cellulaires) qui cause le rhume. Dans le cas où il existerait, comment pouvons-nous dire que le rhinovirus en est la cause et non la conséquence ?

À la base, il y a toujours notre perception profonde, qui active un processus physiologique spécial : une adaptation biologique pour mieux nous préparer à reconnaître le danger.

Note : les vésicules exosomiales sont de petites particules produites naturellement par les cellules, souvent considérées comme des « débris cellulaires ». En réalité, elles ont des fonctions importantes de communication entre cellules et d’élimination de matériel de rebut. Certaines images au microscope peuvent ressembler à des virus : pour cette raison, elles ont parfois été interprétées comme des rhinovirus ou d’autres virus.